Amour quand tu nous " plein "

Publié le par La vache rose

L'amour qui " m'aïe " est celui qui nous " scie " - La vache rose

L'amour qui " m'aïe " est celui qui nous " scie " - La vache rose

Il est bien entendu que tous les chemins mènent à...

Aïe... l'Amour...

L'Amour avec un grand A et toutes ses lettres capitales...

Il revêt a mon sens, plusieurs costumes et chacun peut être, et est, porté différemment.

On aime plusieurs personnes tout au long de sa vie, bien ou mal, qu'elles le sachent ou pas, longtemps ou moins, parfois même en même temps, et toujours de manières différentes comme on porterais un costume de telle ou telle autre manière, avec ou sans accessoires : long, court, recoupé, tiré à quatre épingles voire même complètement déglingué ou dépenaillé.

De différentes tailles, de différentes couleurs, de différentes matières, un costume peut être propre, un peu moins, voire complètement dégueulasse, il peut être neuf ou d'occasion, rapiécé, type patchwork ou totalement déchiré, en lambeaux, haillons ou autres guenilles (altération du mot poitevin guenipe : " salope " !).

Les comparatifs ne manquent pas et je laisse libre cours à votre imagination (ou à votre dictionnaire :-), la mienne m'emporte déjà trop loin...

Seulement, le costume s'adapte, tant bien que mal à celui qui le porte, pour la pièce qu'il joue... à ce moment là... au moment M... et pas un autre, ni costume, ni moment.

Il ne sera jamais porté de la même manière, l'humain et l'humeur changeants (prise ou perte de poids etc).

Comme tout d'ailleurs : " Tout change tout le temps " nous enseigne la philosophie bouddhiste et cette constante est tellement vrai... et tellement non-changeante !

Il est aussi des costumes uniformes...

Pourquoi les gens qui s'aiment sont-ils toujours un peu les mêmes ? S'interroge William Sheller, mais c'est un autre débat. Je devrais lui demander s'il a trouvé réponse à cette question, depuis le temps qu'il se la pose.

Concernant l'amour heureux... cet apparat là, a déjà maintes fois été écrit et décrit dans toute sa splendeur, crié, conté, chanté, dansé, dessiné, pleuré dans sa beauté et peint sous toutes ses facettes.

Ceux qui l'ont connu en on parlé bien mieux que je ne le ferai... Et là encore ce n'est pas le thème de cet article, une autre fois peut être.

Le déguisement porté par la citation du jour (d'hier) est... une des nombreuses découpes de ce patron d'amour triste qui peut aussi se parer de ses plus beaux atouts et grâce auquel tout art a exceller et atteint les podiums de la haute-couture amoureuse... Ecriture, peinture, sculpture... Écrin de tous types d'art ("du l'art" ou du cochon ?).

Est-ce dans la douleur que l'humain s'exprime le mieux ?

Nombre d’œuvres (toute œuvre est chef à son niveau, à mon avis) ne sont " que " de tristes (top)model d'une douleur... principalement celle d'amour.

Réelle et même parfois feinte semble-t-il...

Aznavour qui a chanté d'aussi tristes que magnifiques chansons d'amour, aussi poignantes furent-ils (lui et elles) affirme avoir été heureux en amour... Et pourtant...

Il sait que : c'est comme un jour, ça s'en va l'amour, et même s'il nous répète : Non, je n'ai rien oublié, il " finira " par mourir d'aimer. Pour faire court, mais on pourrait faire toute sa discographie, je pense.

Aragon qui disait qu'il n'y a pas d'amour heureux, la nomme : Mon bel amour mon cher amour ma déchirure... (Parlait-il chiffon, lui aussi ? :-).

Et quant à Piaf... Ah Piaf !... Petit oiseau du malheur, cette grande dame dont nul costume n'était à sa taille...

Je n'en parlerai même pas... si je veux terminer cet article un jour ! Absolument toutes ses chansons en parlent et peu importe si il l'aime, puisque s'il meurt elle mourra avec lui, quel " bel " hymne à l'amour...

Mais juste une petite phrase qui me vient à l'esprit : il est mort d'un coup au cœur, on prétend qu'c'est du mal d'amour...

Je crois juste que, peu " nombr-eux " sont les heureux " amour-eux ", c'est un état temporaire à la suite duquel chacun se projette dans l'histoire des autres, prêt-à-porter de sa propre douleur...

Comme toujours, chacun comprends bien ce qu'il veut " con-prendre ", même si c'est très souvent remarquablement joué, on se raconte sa propre histoire à travers les coutures des autres et tous leurs points...

On dit également quelque chose du genre : lorsque l'on est heureux on écoute la musique, et lorsque l'on est triste, on comprend les paroles.

Plus que le chagrin d'amour, j'appellerai cela la douleur d'aimer, celle qui vous prend aux tripes... c'est un thème qui inspire depuis la nuit des temps - Balavoine disait qu'aimer est plus fort que d'être aimé...

Tout le monde s'y retrouve à un moment ou un autre de sa vie, puisque, je crois, l'un ne va pas sans l'autre, comme les deux faces (actes ?) d'une même pièce (de monnaie, de théâtre ?), tel un vêtement réversible.

La vie est un compte à rebours, l'amour en serait-il le chronomètre, calculateur des pulsations cardiaques ?

Ne dit-on pas avoir le cœur qui bat la chamade ?

Malgré le sens contemporain, cette expression a une origine quelque peu funeste : " battre la chamade " désignait un roulement de tambour ou son de trompettes pour demander une trêve des hostilités lors d'une bataille, un temps-mort pour négocier ou aller ramasser ses morts.

Mais avec le bruit des tirs, le son n'était pas entendu si bien que beaucoup d'hommes étaient tués inutilement.

C'est suite à cette constatation qu'à été ajouté au son, le drapeau blanc, en guise de signal visuel.

De nos jours, l'expression définit une très vive émotion ou une peur...

Se réfère-t-on à la peur du soldat face à la mort ou cela signifie-t-il que l'on est prêt à rendre les armes (" âmes ") ?

Le mot chamade vient de l'italien (piémontais) ciamada (appel) dérivé du verbe ciamà (appeller). La même racine a donné call (appel) en anglais, klikat' (appel) en russe et klage (plainte) en allemand.

Julio Iglesias chantait : " Je sais qu'en amour il faut toujours un perdant, j'ai eu la chance de gagner souvent, mais j'ignorais que l'on pouvait souffrir autant...". Olé !!!

Et Brel quant à lui, allait jusqu'à vouloir être l'ombre de son chien, pour qu'elle ne le quitte pas, et il ne parlait même pas de sa femme !!! (Sujet d'un prochain article sur la " face cachée " des chansons - certains articles en référence avec l'émission de télévision " La vie secrète des chansons " ont déjà été publiés dans ce blog).

Ce thème m'inspire également pour deux raisons, deux mots que je me dois absolument de citer, beauté de la langue française (et de ses revers/pervers ?) :

L'empathie et l'érotomanie... autres types (décidément ils sont nombreux ces p'tits gars) de maladies d'amour... Mais là c'est clinique, pathologique et pas trop logique ou alors beaucoup s'ignorent.

Mais au moins quand on le sait et qu'on l'identifie, et bien... c'est déjà ça !

L'empathie, comme tout le monde sait, c'est la capacité à se mettre à la place des autres. Jusque là tout va bien, sauf quand ça se transforme en pathologie...

Je viens de découvrir plus en détail le profil de l'empathe et... ça fait mal (si on n'a pas un cœur de pierre, bien sûr) !

Je vous laisse le soin de découvrir votre degré pathologique (après la fin de cet article, bien sûr) dans cet extraordinaire article qui m'a chamboulée :

http://www.espritsciencemetaphysiques.com/30-traits-caractere-dun-empathe-comment-savoir-etes-personne-empathique.html).

Quant à... l'érotomanie : mot que j'ai découvert récemment et qui me fascine, je dois l'avouer... Être érotomane...

Le mot sonne comme cleptomane, héroïnomane... Voleuse ou accro de héros ou du Ero - Dieu de l'amour (Eros)... peut-être ne s'agit-il que de Ramazotti (puisque tous les chemins mènent à Rome :-) !

Voici une autre pathologie qui pourrait expliquer bien des maux que l'on nomment amour. Alors que tout le monde s'accorde à dire que l'amour n'est pas amour lorsqu'il n'est pas partagé...

Comme quoi, il faut absolument distinguer dans l'amour : aimer quand on est deux ET que c'est réciproque ET AU MEME MOMENT et que les deux le sachent :-), donc ça va dans les deux sens comme un ascenseur et être amoureux ou là, à deux c'est mieux mais tout seul ça marche " aussi " (masturbation de l'esprit ?).

Donc cette fameuse érotomanie ("Héro-too-many") ou syndrome de Clérambault qui m'inspire tant, c'est :

...conviction délirante d'être aimé.

Loin de l'obsession d'un amour non partagé, c'est une forme de psychose paranoïaque de la catégorie des délires passionnels où la haine de l'autre est, par un renversement des positions subjectives, déguisée en « conviction illusoire d'être aimé ».

Le patient érotomane est persuadé qu'un « admirateur anonyme » lui déclare son affection, souvent par le biais de télépathie, de messages secrets, de regards, de messages dans les médias.

Le plus souvent l'objet de cette érotomanie est quelqu'un d'un statut à quelques égards supérieur, une personnalité prestigieuse par exemple, qui ne connaît pas l'érotomane qui lui prête de tels sentiments imaginaires et ne sait même pas qu'il en est l'objet jusqu'à ce que la maladie, ce qui n'arrive pas toujours, vire au harcèlement.

Habituellement, le patient lui retourne en effet cette « affection » qu'il lui suppose en lui écrivant, en lui téléphonant et en lui faisant des cadeaux.

Même quand ses avances sont rejetées par la personne qui fait l'objet de son délire, personne qu'il n'aime pas toujours mais dont il est certain d'être aimé, le sujet souffrant de cette maladie, à cause de cette certitude, ne peut pas comprendre le refus qui lui est opposé.

Il imagine en retour que son objet d'« amour » use d'un stratagème pour cacher cet amour interdit au reste du monde.

De là, le délire peut dégénérer jusqu'à une forme de jalousie revendicatrice et au crime passionnel.

Le terme d'érotomanie est une invention savante du XVIIIème siècle pour désigner tant une lubricité pathologique qu'une mélancolie associées à une passion amoureuse excessive...

Selon Wikipédia

Un trouble touchant majoritairement les femmes, qui ne se contente pas de faire souffrir celles qui en sont atteintes mais aussi l'élu de leur cœur… Explications de ces amours déraisonnables.

Selon certains psychiatres, l'érotomanie suit le cycle "espoir, dépit, rancune, agression" envers l'objet aimé soudain détesté.

Pour le Dr Dalle, ces agressions sont le fait d'une extrême minorité et bien qu'il en ait été lui-même la victime de la part de l'une de ces patientes, il est persuadé que l'érotomanie est moins dangereuse pour l'être aimé que pour le patient. Les pensées suicidaires sont plus fréquentes que les tentatives d'agressions.

L'illusion délirante d'être aimé

Relevant d'une certaine forme de délire paranoïaque, l'érotomanie est essentiellement une affaire de femmes. L'érotomane n'existe plus que pour l'objet de son désir amoureux, auquel elle attribue l'initiative de cet amour.

Doctorissimo

Parce qu'elle touche surtout les femmes et qu'elle fleure la passion amoureuse, l'érotomanie est une maladie psychiatrique pas tout à fait comme les autres.

L'érotomanie est un trouble délirant chronique dominé par la conviction illusoire d'être aimé par un personnage connu ou de rang social plus élevé.

Un regard, une parole, un geste venu de l'autre... et c'est la révélation.

Cet autre devient celui qui aime, qui se passionne pour l'érotomane, sans oser se l'avouer.

Bien que l'érotomanie ne soit de nos jours que rarement observée, cette maladie reste bel et bien réelle et continue à envahir la vie de celles qui en souffrent, et des objets d'amour de ces dernières.

Mise en image dans de nombreux films, évoquée de nombreuses fois dans les émissions de télé, l'érotomanie fascine autant qu'elle interroge.

Qui n'a pas quelque part dans son esprit une vision propre, un regard personnel sur cette maladie? Qui n'a jamais craint de se trouver à la frontière de cette folle passion destructrice ?

Onmeda

Un des articles parle d'amour qui déraisonne : n'est-pas là un magnifique pléonasme ? Pascal nous avait déjà bien prévenu que " Le cœur a ses raisons que la raison ignore "...

Et quelque relation qui soit, ne commence-t-elle pas un peu comme ça ?

Ne sommes-nous pas tous, à des degrés différents empathe et/ou érotomane ? Ça me laisse perplexe... Je crois qu'une séance s'impose, vais devoir me faire suivre... autrement que par ce blog... Meuuuh

Et même si toutes les philosophies du monde nous rabâchent qu'il faut d'abord s'aimer soi-même (Charité bien ordonnée...), premier pas indispensable sur la (bonne ?) voie de la guérison (on est tous de grands malades en fait... :-), les névrosés que nous sommes, bons à enfermer parfois/souvent (il n'y aurait pas assez de place pour tout le monde :-), n'ont que faire de toutes les logiques du monde lorsqu'ils aiment...

Ils le font à l'instar de toute logique (re-voir mon ami Pascal), au détriment de soi-même, ce soi qui s'efface pour ne laisser la place qu'à l'autre...

Puisque c'est " pas-trop-logique ", tout s'explique... On comprend mieux le syndrome...

Ou presque, car en parlant d'amour, de douleur et de souffrance, je ne peux omettre, d'évoquer un autre genre (qui ne mérite même pas le titre de type), au-delà de toute logique et totalement à l'encontre d'un quelconque Amour digne de ce nom, les atteintes physiques ou autres harcèlements " psycho-logiques "...

A force de tolérer l'intolérable, on finit par accepter l'inacceptable... Certains appellent aussi cela amour... Y'a plus de malades qu'on ne le croit, encore une fois...

Avant de vous bombarder de citations et photos tous azimuts, je me dois de dire, qu'à mon sens hommes, femmes... quelque soit le genre de combat amoureux qu'ils mènent, leur " amour " n'égalera jamais o grand jamais (et je pèse mes mots si lourds - de sens)... cet amour inconditionnel d'une mère pour son enfant ou d'un chien pour son maître, et ce malgré la douleur infligée parfois, à l'un ou à l'autre !

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